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USA/MIDTERMS-Après la défaite, Trump à l'heure des choix sur l'Iran
information fournie par Reuters 05/11/2026 à 01:48

Le président américain Donald Trump a subi un lourd revers mardi lors des élections de mi-mandat, alors que les électeurs américains, rejetant la guerre lancée en Iran par son administration, ont donné aux démocrates le contrôle du Congrès.

Le locataire de la Maison blanche a désormais le choix entre négocier un accord avec Téhéran ou déclencher une nouvelle escalade militaire.

Selon deux sources proches des cercles gouvernementaux au Moyen-Orient, un président américain affaibli et confronté à un Congrès démocrate serait davantage enclin à rechercher un accord. Une opération de grande ampleur contre l'Iran semble désormais moins probable, ont-elles indiqué.

Des analystes ont toutefois estimé qu'un accord qui permettrait à l'Iran de revendiquer une victoire incontestable et ferait passer Donald Trump pour un perdant pourrait susciter autant l'imprudence que la retenue.

"Le résultat des élections américaines rend un accord plus urgent pour (Donald) Trump, mais pas plus facile pour l'Iran", a déclaré Ebtesam al Ketbi, présidente de l'Emirates Policy Center. Selon elle, beaucoup dépendra de la manière dont Téhéran interprète la situation actuelle.

Les pays du Golfe souhaitent que ces élections ouvrent la voie à la fin de la guerre, mais pas à n'importe quel prix, a déclaré Ebtesam al Ketbi.

Tout accord qui ne tiendrait pas compte de la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz, qui permettrait à l'Iran d'imposer des droits de passage ou des conditions politiques au trafic maritime, ou qui exposerait les pays du Golfe à des menaces militaires, ne serait qu'un arrangement temporaire ouvrant la voie à une nouvelle crise, a-t-elle estimé.

AUCUNE CERTITUDE QUANT À UNE DÉSESCALADE

Le régime iranien s'est félicité du résultat des élections mercredi, le président du parlement iranien Mohammad Baqer Qalibaf jugeant notamment que les Américains avaient dit "NON À LA GUERRE".

Deux sources iraniennes ont toutefois rapporté à Reuters que le régime iranien restait en état d'alerte, redoutant que Donald Trump ne cherche à faire oublier cette déroute dans les urnes en reprenant les bombardements.

Donald Trump a lui-même reconnu mercredi que l'offensive israélo-américaine lancée le 28 février contre l'Iran avait joué un rôle dans le revers cinglant du camp républicain.

Abdoulaziz Sager, président du Centre de recherche du Golfe, a toutefois prévenu qu'après cette défaite, Donald Trump pourrait être plus enclin à mener des frappes en Iran.

"Si l'Iran continue de résister et s'en sort en revendiquant la victoire, (Donald) Trump pourrait se sentir obligé d'agir pour empêcher ce dénouement et revendiquer un succès incontestable pour sa présidence", a-t-il dit.

Un responsable du Hezbollah libanais a déclaré que la menace de la guerre n'avait pas nécessairement disparu et que des "actions imprudentes" restaient possibles.

"A l'heure actuelle, les risques d'escalade et de désescalade sont peut-être équivalents", a-t-il estimé.

(Samia Nakhoul à Dubaï avec Timour Azhari à Ryad, Parisa Hafezi à Ankara, Laila Bassam à Beyrouth; version française Camille Raynaud)

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